Article: Sérigraphie, sublimation ou broderie : laquelle résiste le mieux ?

Sérigraphie, sublimation ou broderie : laquelle résiste le mieux ?
La question arrive toujours de la même manière : « je le veux en sérigraphie, pas en broderie ». Et presque toujours la bonne réponse est autre, car la technique n'est pas choisie par votre goût : elle est choisie par le tissu.
Mettre un logo sur un t-shirt en coton et le mettre sur un maillot de 90 grammes sont deux problèmes d'ingénierie différents, même si le dessin est le même. Voici ce que chaque technique fait, et surtout ce qu'elle abîme.
- Sublimation
L'encre se transforme en gaz avec la chaleur et s'unit à la fibre de polyester. Il ne reste pas de couche par-dessus : la couleur fait partie du tissu.

Cela signifie qu'il ne pèse pas, ne craque pas, ne se décolle pas et n'obstrue pas la respirabilité. Vous pouvez étirer le vêtement jusqu'à le déformer et le dessin reste là. C'est, de loin, la technique correcte pour les vêtements de cyclisme, de running et de trail, et c'est la raison pour laquelle un maillot d'équipe a le design sur tout le vêtement sans que cela se sente au toucher.
Ses deux limites sont strictes. Elle ne fonctionne que sur le polyester, donc inutile sur le coton. Et elle n'imprime pas le blanc : le blanc est la couleur du tissu de base, de sorte qu'on sublime sur un tissu clair et on conçoit en tenant compte de cela.
- Sérigraphie
L'encre est poussée à travers un tamis et laisse une couche sur le tissu. C'est la technique classique et elle est excellente sur le coton : couleurs plates, saturées et durables.
C'est sur les tissus techniques légers que les problèmes apparaissent, et il convient de le dire clairement. Cette couche d'encre ne respire pas. Sur un t-shirt de trail de 100 grammes, un grand logo au dos est une zone qui ne ventile plus précisément là où vous transpirez le plus. Et comme le tissu technique s'étire beaucoup plus que le coton, l'encre accompagne cet étirement jusqu'à ce qu'elle ne le fasse plus : elle craque alors.
Elle convient pour les petits logos dans les zones qui ne s'étirent pas. Pour un grand motif sur un vêtement technique, non.

Il y a aussi un détail de coût qui surprend les gens : chaque couleur a son propre écran. Un design à trois encres coûte trois fois la préparation. Pour de courtes séries, cela pèse plus que l'encre.
- Vinyle
Une feuille qui est collée avec de la chaleur et de la pression. C'est le moins cher et le plus rapide, et c'est pourquoi il est utilisé pour les dossards et les commandes de dernière minute.
C'est aussi ce qui vieillit le moins bien. Il se décolle aux coins, se fissure lorsqu'il est plié et ne respire absolument pas. Le flocage, qui est la version veloutée, ajoute en plus du volume et de la chaleur.
Pour un dossard de course, c'est parfait. Pour un vêtement que vous voulez porter trois saisons, non.
- Broderie
Fil cousu sur le vêtement. C'est la technique la plus durable de toutes et celle qui communique le mieux la qualité : elle ne se décolle jamais car rien n'est collé.
Mais elle perfore le tissu et ajoute du poids et de la rigidité. Sur une casquette, un sweat-shirt ou un vêtement en coton, le rendu est impeccable. Sur un tissu élastique de 90 grammes, la broderie crée une zone rigide qui ne suit pas le corps, tire sur les bords et, si le point est dense, peut même marquer la peau lors de longues sorties.

Broderie sur lifestyle, oui. Broderie sur un maillot, seulement sur de très petits détails et dans des zones qui ne s'étirent pas.
- Jacquard, qui n'est pas de l'impression
Sur les chaussettes, rien n'est imprimé : le motif est tissé. La machine change de fil et construit le dessin à l'intérieur de la structure même de la chaussette.
C'est pourquoi un logo sur une chaussette bien faite ne peut ni se décoller ni craqueler : il n'est pas posé dessus, c'est la chaussette. C'est la technique la plus durable qui existe, avec la contrainte qu'elle oblige à concevoir en pensant aux fils et non aux pixels. Les dégradés fins et les typographies très fines ne peuvent pas être tissés.
- Comment décider, en une phrase
Choisissez la technique en fonction du tissu, et non l'inverse.
Polyester technique et grand motif : sublimation. Coton et couleurs unies : sérigraphie. Casquette, sweat-shirt ou vêtement décontracté avec logo : broderie. Chaussette : jacquard. Et le vinyle uniquement si c'est pour un jour.
Si quelqu'un vous propose de sérigraphier un grand motif sur un vêtement technique léger et ne mentionne pas la respirabilité ni la fissure, il ne pense pas au vêtement : il pense à la machine qu'il a de libre.
Nous choisissons la technique dès la phase de conception, selon le vêtement et l'utilisation, et c'est inclus dans le projet. Vous pouvez voir comment nous travaillons sur les vêtements de cyclisme personnalisés, les vêtements de running et trail personnalisés, les chaussettes de cyclisme et les chaussettes de running et trail.
- Questions fréquentes
Quelle technique est la meilleure pour un maillot de cyclisme ? La sublimation. L'encre s'intègre dans la fibre de polyester, donc elle ne pèse pas, n'obstrue pas la respirabilité et ne craque pas à l'étirement. C'est ce qui est utilisé dans tout équipement technique bien fait.
Peut-on sérigraphier un t-shirt de trail ? On peut, mais avec discernement. La sérigraphie laisse une couche d'encre qui ne respire pas et qui peut craqueler sur des tissus très élastiques. Elle fonctionne pour les petits logos et les zones sans étirement ; pour un grand motif au dos, ce n'est pas la bonne option.
La broderie abîme-t-elle le tissu technique ? Elle ne l'abîme pas, mais elle le rigidifie. La broderie perfore le tissu et ajoute de la rigidité et du poids, elle est donc limitée aux petits détails sur les vêtements élastiques et légers. Sur les casquettes, sweats et cotons, c'est la meilleure option.
Pourquoi le logo sur des chaussettes ne se décolle-t-il jamais ? Parce qu'il n'est pas imprimé : il est tissé. En bonneterie, le motif est construit en jacquard, en changeant de fil pendant le tissage, il fait donc partie de la structure de la chaussette.
Quelle est la technique la moins chère ? Le vinyle. C'est aussi celle qui vieillit le moins bien : il se décolle, se fissure et ne respire pas. C'est raisonnable pour un dossard ou un événement d'une journée, pas pour un vêtement de saison.






















































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