
S'entraîner à 40 ans sans entraîneur : comment j'organise cyclisme, course à pied et trail avec l'IA
J'ai 40 ans, deux enfants et une entreprise. Je n'ai ni entraîneur, ni nutritionniste, ni home-trainer, ni capteur de puissance. Et pourtant, j'arrive à faire du sport presque tous les jours. Dans cet épisode, je vous raconte comment je m'organise, sans faire semblant et sans vous vendre ça comme la bonne méthode : c'est simplement la mienne.
Cela fait plus de vingt ans que je fais du vélo, entre le cyclo-cross, le VTT, la route et quelques courses à pied. Maintenant, fraîchement entré dans la catégorie Master 40, je ne fais plus de compétition ni ne me prépare pour quoi que ce soit de précis. Tout ce que je recherche, c'est être fort, agile et fonctionnel, et que le vélo aille vite pour en profiter au lieu de souffrir.
Chaque dimanche soir, j'ouvre mon calendrier et j'organise ma semaine. Ce n'est pas un plan rigide, c'est un scénario. Je le fais avec l'aide de l'intelligence artificielle : je transfère mes données Garmin, Strava et de l'application Santé de l'Apple Watch dans un projet ChatGPT et Claude, j'y ajoute comment j'ai mangé, combien j'ai dormi et comment je me sens, et avec ça, il m'organise ce qu'il est judicieux de faire chaque jour. Je sais que beaucoup me diront qu'il serait préférable d'avoir un entraîneur ou un nutritionniste. Peut-être. Mais là où j'en suis, je ne veux pas d'un plan qui m'emprisonne et me prenne du temps avec ma famille ou avec Mooquer.
Ici, dans les Asturies, la météo dicte autant que le calendrier. J'ai enregistré cela le 1er juin et quinze jours avant, il faisait 10 degrés, et une semaine après, 35. Vous vous habillez pour faire du vélo, il commence à pleuvoir, vous vous changez et le soleil sort. Alors je m'adapte sans me frustrer. Si un jour un anniversaire, une activité extrascolaire ou un problème à régler au magasin se présente, ce n'est pas grave. Nous sommes des « weekend warriors », pas des professionnels, et le cyclisme, si vous le prenez au sérieux, demande du temps que vous enlevez à autre chose. Mieux vaut l'accepter que de se battre avec.
Ma routine est un mélange. Sur le vélo, je combine la route, le gravel et la montagne. Pour les journées courtes, je fais de la course à pied en ville ou du trail en montagne, ce qui me donne la sensation du VTT sans tout le rituel de sortir le vélo, le nettoyer et le graisser. Et pour les jours impossibles, j'ai acheté une kettlebell. J'ai commencé avec 6 kilos, je suis passé à 8 et je me bats avec celle de 12, avec des cours guidés sur YouTube de douze ou quinze minutes que je fais pendant que je prépare le dîner des enfants ou entre deux douches. Un jour le haut du corps, un autre le tronc, un autre les jambes. Ce n'est pas grand-chose, mais cela me permet de bouger tous les jours.
En matière de nutrition, je ne suis pas extrémiste, mais j'ai des lignes claires. Pas d'alcool, avec ou sans. Pas de sodas systématiquement. Et le changement que j'ai le plus remarqué a été de supprimer le sucre blanc du café : entre trois et quatre cafés par jour, je mangeais des sacs d'un kilo sans m'en rendre compte. J'ai remplacé le petit-déjeuner sucré par des protéines : des œufs brouillés, du kéfir avec de l'avoine, un yaourt nature et du café au lait sans sucre. Le reste, un régime méditerranéen normal, sans peser la nourriture. Si je m'entraîne plus, je mange plus ; si je m'entraîne moins, je mange moins ; et si les enfants laissent un morceau de cachopo, je le mange sans problème.
Je vis un peu comme un moine : je dors entre sept heures et demie et huit heures, je me couche et me lève presque toujours à la même heure, même le week-end, pour profiter de m'entraîner avant l'ouverture du magasin. Je ne fais pas de home-trainer, je l'ai arrêté il y a longtemps ; je préfère sortir courir, aller en montagne ou faire ma séance de kettlebell. Je n'ai pas non plus de capteur de puissance, et d'ailleurs, depuis quelques mois, je n'ai même plus de Garmin, juste l'Apple Watch.
Je ne dis pas que c'est la bonne chose à faire ni que je suis un exemple de quoi que ce soit. Juste que, si vous avez 40 ans ou plus et que le quotidien vous dévore, ne vous frustrez pas et ne vous angoissez pas avec le sport. C'est pour s'amuser et pour se vider la tête. Pour moi, plus que physique, c'est mental : le jour où je ne bouge pas, je le ressens. Appuyez sur lecture et je vous raconterai tout.





















































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